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Ma Vie à Paris – La Gourmandista

Cooking in progress...

Categoría: Ma Vie à Paris

Table d’exception et restaurant unique : le Welwitsch

Welwitsch est un restaurant dont j’ai l’honneur de avoir connu même avant son ouverture, puisque même quand vous pouvez croire que j’exagère un peu, il a son côté de vérité. Patricia, la cheffe et propriétaire du restaurant et moi, nous nous avons fait connaissance de loin lorsqu’on était tous les deux des étudiantes d’arts culinaires il y a 5 ans. Nous avons jamais pris des cours ensemble, et donc, je n’avais aucune idée sur ses bonnes notes en cuisine, néanmoins, chaque fois qu’on se rencontrait en coulisses, on se saluait et on parlait bien amicalement. Avec le temps, nous sommes devenues des amies.

On a commencé suivre l’un à l’autre par les réseaux sociaux, et des temps en temps on tombait sur l’autre dans les événements de l’école. Quelques mois plus tard, j’ai quitté la France pour m’installer à nouveau au Mexique. Elle, de son côté, continua la préparation d’ouverture de son restaurant. Lorsque je suis arrivée en fin d’année pour suivre des nouveaux cours à l’école, Welwitsch venait d’ouvrir ses portes. Moi, sans beaucoup penser, j’ai y planifié un brunch  avec une autre amie, une camarade de classe.

J’ai aimé l’endroit. Tout était préparé à partir des ingrédients venant de l’agriculture biologique de qualité. Il n’était pas prétentieux, mais, en sortant du restaurant, on se trouva satisfait et sans ce sentiment d’avoir payé tout son salaire du mois. Je suis rentrée au Mexique très ravie de l’expérience chez Patricia. En tout cas, j’ai jamais écrit sur la visite. Je l’ai gardé pour moi sans une raison spécifique. Je crois que c’est seulement parce que j’ai arrêté les posts réguliers.

La visite de l’automne dernier était en train d’être planifié et chaque rencontre demandait un endroit pas seulement différent, mais aussi spécifique pour chaque personne. On a choisi où rencontrer les gens en réfléchissant sur ce qu’on croit les gens peuvent aimer. Ce n’est pas du tout fait par hasard. Alors, pour aller à Welwitsch, nous avons invité nos amis qui aimeraient le fait maison, bio… ceux qui apprécieront les bijoux créatives qu’on trouve dans les menus saisonniers de Patricia. J’ai réservé notre table par son site Internet disponible en plus de 10 langues différents; waouh ! Mais sachant que Patricia fait attention aux détails et qu’elle est multilingue, on comprend pourquoi. Alors, lorsqu’on a eu la confirmation du table, j’étais sure qu’elle m’attendrait et je ne me suis pas trompée.

Ensalada de temporada con betabel y butternut

Nous avons mangé délicieusement. Laëticia, qui s’occupe du service en salle, n’a pas arrêté à nous gâter. Évidemment, quand Patricia a eu un petit moment pour échapper la cuisine, elle est venue nous dire bonjour. Franchement, l’expérience culinaire fut encore mieux dont j’ai me rappelait. En conséquence, Welwitsch est maintenant un inratable dans la Ville Lumière pour moi. C’est tout à fait comme on veut manger : des bons plats avec des ingrédients de qualité, du bon service, et en plus… à bon prix. En deux mots; un régal.

Adresse : 91, rue du Chemin Vert, 75011 Paris

Métro : Saint Ambroise     Richard Lenoir     Rue Saint Maur

Téléphone : +33 (0) 1 4807 3787

N.B. Ce restaurant a définitivement fermé.

La gastronomie au cinéma !

Qui parmi vous se souvenez de sa première sortie en amoureux étant ado ? Beaucoup, je suis très sûre, il eut une invitation au cinéma, même en groupe. C’était plus facile. Aujourd’hui c’est le 14 février, et donc, je fais appel à ce genre des souvenirs parce que même quand on n’a pas toujours l’envie d’une sortie pendant ces jours qu’on classifie parmi les préférés du marketing, on veut, quand-même, rester au calme à la maison avec notre chéri(e) et regarder un des filmes dont les dialogues peuvent être répétés par cœur si jamais nous avons quelque chose de nouveau sur la liste des envies pour Netflix.

Moi, ce soir, je serais seule à la maison à cause d’un voyage d’affaires. Alors, le rendez-vous en amoureux a eu lieu le weekend avant le voyage et ce soir, j’en profite pour regarder un des chouchous, mais la question à répondre sera… Lequel ?

Certainement, la cuisine et les histoires autour des grands cuisiniers et chefs sont devenues d’actualité et par conséquence, ça fait un bon moment je pensais à écrire mon texte de ce soir, mais très honnêtement, il me fallait faire une sélection sage, puisque je ne suis pas attiré à tout regarder à nouveau.

Alors, à mon avis, le premier film qui a fait recette pendant mon adolescence fut Como agua para chocolate, connu en France comme Chocolat Amer dans sa version littéraire et comme Les Épices de la Passion pour le cinéma. Et bon, je l’ai regardé encore une fois parce que je suis tombé sur le titre sur Netflix précisément et confirmé que même quand il s’agit d’un œuvre superbe dans la littérature latino-américaine et que malgré mon opinion n’a aucune éducation sur le 7e art, je pense qu’il y a une manque de lumière et j’ai donc préfère le roman.

Je crois, il a fallu une dizaine d’années pour que le thème ait fait la une sur grand écran, et si je ne me trompe pas, le prochain film culinaire dont j’ai assisté et aimé fut ce du petit souris parisien qui s’appelle Remi et son copain Linguini. Et oui, je parle de Ratatouille. À mon avis, au delà de son succès, ce film attira l’attention sur la sphère gastronomique et je même ose dire qu’il peut être considéré comme la production inspirant plein d’autres qui lui suivront, et même à la recherche des nouvelles formules autour de la nourriture pour le petit écran.

Évidemment, je ne peut non plus laisser passer Julie et Julia, qui a aussi ses supports littéraires, mais que franchement dans ce cas, moi, je préfère le film par rapport au livre de Julie Powel, puisque la contribution de My Life in France par la plume de Mme. Julia Child est d’une meilleure qualité que celle de la blogueuse et écrivaine, pour moi.

Avec le temps, la popularité du thème et moi, qui m’est investit dans les affaires du métier, je suis tombée sur Chef avec Jon Favreau et Sofia Vergara. Une histoire qui m’a fait prendre conscience de comment les critiques culinaires peuvent détruire la carrière de quelqu’un qui consacre sa vie toute entière dans ce qui probablement lui passionne le plus. Celui-ci est parmi mes préférés.

Puis, bien sûr, on trouve l’influence Française avec Les Saveurs du Palais. Cette histoire, alors, elle m’a fait beaucoup apprendre sur les arts culinaires gaulois et la fierté pour les plats, les ingrédients, et même les vins. Si vous ne l’avez déjà regardé, allez-y, vous l’aimerez. (Si vous ne la trouvez pas sur Netflix, bien sûr c’est sur iTunes…) Ce film, je vous confie, je ne suis pas allée le regarder en salle, on l’a découvert à la télé le dimanche en fin de soirée.

Coïncidant, au même temps que je finissais mes études culinaires, un autre film sortit en salle : Burnt (intitulé À Vif ! en France… et je n’ose rien dire par rapport à la traduction, car très souvent je ne suis pas d’accord avec les décisions pris par les maisons de production). Ce film fut aimé par uns, et considéré comme indignant par d’autres. Selon moi, ce film fut responsable d’attirer l’attention vers le style de vie des cuisiniers -hommes comme des femmes- dans les établissements qui cherchent les plus hauts distinctions de l’industrie. Pour moi, l’histoire telle qu’elle a été raconté, j’ai bien aimé, amusant, et il ne m’a pas semblé exagéré; il y a des endroits où la vie de cuisinier est comme on la voit représentée là.

Et finalement, bien sûr, la production plus récente on peut la trouver, je crois, pour le petit écran plutôt que pour les salles de cinéma, mais, je ne peut non plus exclure les classiques dont je ne suis pas fanatique, comme Le Festin de Babette ou d’autres plus modernes comme The 100-foot Journey (Les Recettes du Bonheur), une histoire avec laquelle je ne suis convaincu à 100% pour me prononcer pour ou contre, car il y a des aspects que j’aime et d’autres que je pense sont exagérés.

En revanche, il me semble qu’il faudra parler du petit écran bientôt, sans doute… meme s’il me faut plus d’un essai. Entre temps… amusez-vous avec votre sélection ce soir !

Mauviel 1830 : Travail avec du Sens depuis 1830

Étant mexicaine, quand quelqu’un parle du cuivre, il me fait penser aux artisans, aux casseroles, aux marchés. Ça me rappelle aux ‘purépechas’, un groupe indigène à l’état mexicain de Michoacán dédiée à l’exploitation des mines de cuivre et qui continue à travailler avec une énorme singularité les pièces martelées et polisses manuellement. Mais, avec toute ma sincérité, je n’avais jamais réfléchi sur une batterie de cuisine de grand luxe avant avoir visité les Châteaux de la Loire il y a quelques étés. Là-bas, j’ai trouvé un certain nombre des marmites, des casseroles et des poêles fait à partir de ce métal et gravé avec des dates de manufacture de plus de 100 ans. Moi, j’étais vraiment surprise, car toutes étaient en conditions parfaites pour démarrer la préparation d’une soupe ou d’une confiture, pour dire le moindre. La marque du fabriquant n’était pas marqué, ou, moi, je n’en ai pas repéré une.

En tout cas, avec un peu de recherche et l’aide des professeurs à l’école d’arts culinaires, j’ai appris que ces batteries de cuisine provenaient d’un endroit similaire à celle que j’ai trouvé dans mes mémoires d’enfance, cette fois-ci tout près de l’Abbaye du Mont Saint-Michel en Basse-Normandie. Ainsi, c’était comment je me suis retrouvé devant Mauviel 1830. Et alors, c’est maintenant que j’apprends la différence élémentaire entre les deux endroits, car ici, la manufacture date des temps des Croisades, puisque les artisans ont appris un peu de façon obligatoire à provisionner des ustensiles pour la guerre. Avec le temps, les pièces deviennent ornementales, et même quand Mauviel 1830 n’est pas le seul fabriquant de la région, il s’agit du plus important. Pour le moment, ils servent exclusivement les arts culinaires et de table, mais l’histoire pourrait être modifié à nouveau dans l’avenir, grâce au positionnement du cuivre en vogue dans les arts décoratifs.

Le siège de Mauviel 1830 est dans un petit village nommé Villedieu-les-Poêles. L’entreprise appartient depuis 7 générations à la même famille et depuis 2006 c’est Mme. Valérie Le Guern Gilbert qui est en charge. Elle a succédé son père et fait son mieux pas seulement pour être la responsable d’une entreprise globale, mais aussi d’une famille de l’entreprise. Lorsqu’on arrive chez Mauviel 1830 on peut bien sentir l’esprit de famille et la chaleur qu’on aperçoit en rentrant chez soi. Évidemment en pleine S. XXIe, la gamme offert au public n’est pas en cuivre exclusivement, ils travaillent aussi avec l’inox traité de différents façons, avec la céramique et même l’argent pour les concours de cuisine comme le Bocuse d’Or.

Synthétiser ma journée chez Mauviel 1830 est vraiment difficile. Certainement, je peux vous dire que j’ai trouvé une entreprise préoccupé pour faire de l’innovation, pour bien faire son métier, pour laisser une trace dans sa communauté, mais surtout pour que ce qu’ils fassent ait du sens. Les retraités de chez Mauviel revient fréquemment deux, même trois fois par semaine pour continuer à partager leur savoir-faire avec leurs apprentis, car l’artisanat se partage à travers la pratique et l’expérience acquis à la maison de manufacture.

La marque est présente en Asie, partout en Europe, en Australie, en Moyen Orient et en Amérique. Le Mexique et les États-Unis sont parmi la liste des pays où on peut trouver la marque qualifié par chefs de la taille de Yannick Alléno qui a au moins 6 macarons Michelin comme les meilleurs casseroles du monde. Franchement, impossible n’est pas être d’accord avec lui, à mon avis.

Valérie, qui en faisant un approche entre ma nationalité et la marque, m’assure que depuis quelque temps les produits de Mauviel 1830 sont en vente chez Wiliams-Sonoma et que l’entreprise continue à travailler pour avoir une certaine présence dans le marché de l’Amérique Latine. Allez-savoir, peut-être un jour ces artisans purépechas dont je parlais au début de mon texte pourraient travailler aussi de la main de Mauviel 1830.

Amélie, un exemple inspirant

Non. Je ne parle pas de l’actrice Audrey Tatou et son film très populaire Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain qui date de 2001. Il s’agit plutôt de la jeune dame dont j’ai parlé dans mon dernier texte qui, à distance, m’a appris beaucoup plus qu’elle imagine, sans doute.

Le jour je suis arrivée pour travailler en tant que stagiaire dans une cuisine professionnel, mes yeux furent étonnés, car que je voulais apprendre autant que possible de tout ce qui se passait là. Je voulais être attentive et alerte afin d’observer et comprendre la dynamique d’un tel endroit.

Tout d’abord, il était évident que nous les filles étions beaucoup moins nombreuses que les garçons dans tous les postes du restaurant… dans la cuisine, au salon, partout. Je crois que le seul endroit où il y avait plus de femmes que d’hommes était au laboratoire de pâtisserie. Mais je vais me concentrer sur la cuisine, puisque c’est là où j’ai passé mon temps et fait tous mes efforts.

Au total, sans me compter, il n’y en avait que trois, TROIS ! La brigade était composée d’environ une quinzaine des personnes, mais seulement trois parmi eux étaient des filles quand j’y ai travaillée. La première était une commise au garde manger, la deuxième était une apprentie responsable des amuse-bouches, et la troisième travaillait à l’origine auprès du poissonnier, mais après quelques jours elle a changé de poste pour être avec le Sous-Chef. Elle préparait les viandes pendant la mise en place, mais était responsable de la distribution de toutes les protéines pendant le service, ainsi que certaines tâches spécifiques pour autres préparations.

Son prénom : Amélie. Une toute petite dame qui avait probablement 30 ans, pas plus. Tout comme moi, elle a fait une reconversion professionnelle pour devenir cuisinière. Avocate avec un Master et qui travaillait pour l’État, selon nos conversations, mais elle n’aimait pas le travail qu’elle faisait dès le début. Donc, elle a décidé de changer de métier. Elle a recommencé en prenant le chemin de l’école à nouveau, mais cette fois, l’école d’arts culinaires. Elle a suivi ses cours et passé ses examens comme tout autre étudiant, malgré le fait que pour le système français elle avait un certain temps de retard, puisque certains cuisiniers commencent leurs apprentissages dès l’âge de 15 ans. Ayant plus de 20 ans… c’était bien tard, effectivement. Quoiqu’il en soit, elle a pris le défi.

À travers d’elle, j’appris qu’être une fille dans une cuisine professionnel, voire étoilé, est bien plus difficile à ce qu’on oserait s’attendre. Le travail est hyper physique, et parmi ses tâches journalières, elle devait distribuer l’économat… donc monter les escaliers avec un certain poids faisait partie de la routine. Mais, il ne faut pas paniquer, il ne s’agissait pas d’abus, c’était une tâche tout à fait normale dans un restaurant et quelqu’un devait s’en occuper. Malheureusement, avait été la grande gagnante du lotto.

Puis, on doit aussi penser qu’il faut avoir des interactions avec les membres d’une brigade plutôt masculine. Ma perception est que dans pas mal de cuisines professionnelles en France, les femmes ne sont pas toujours perçues comme étant des travailleurs sérieuses, donc, être jugé comme étant dudit ‘sexe débile’ peut être plus commun qu’on le pense. Et oui, pour qu’elle soit vu et aperçue comme une cuisinière sérieuse et travailleuse, elle devait montrer qu’il n’y a aucun os ‘débile’ dans son corps, malgré les commentaires qui furent souvent fait.

Je me rappelle lui avoir dit une fois «Je pense que tu es une femme très forte, Amélie». Sa réponse était humble: “Pas toujours.”. En tout cas, je pense qu’elle a une force impressionnante, et j’espère la voir un jour à la tête de sa propre cuisine. Pour moi, ce serait un grand plaisir d’aller manger chez Elle.

Il est important d’être curieux quand on cuisine !

Une fois qu’il n’y avait plus de girolles à éplucher et nettoyer le matin, il fallait me donner de quoi faire. Honnêtement, je ne me souviens pas combien de boîtes de girolles j’ai préparé pendant la saison. En tout cas, j’étais EXTRÊMEMENT contente quand elle termina.

Mais pendant mon séjour au restaurant, j’ai eu l’occasion de travailler avec plein d’autre produits. Et oui, je sais que les tâches donnés était vraiment simple à faire si comparées avec tout ce que le reste de la brigade faisait, mais je me disais que si mes petits mains étaient suffisant pour travailler avec ci ou avec ça dans une telle Grande Maison, ça m’allait très bien. Et c’était cet état d’esprit dont j’avais besoin pour arriver à travailler avec mes nouveaux amis les échalotes grises. Quand ces petites sont arrivés devant moi je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’une vraie épreuve. Si vous n’êtes pas familiers avec ces cousines des oignons, elles sont très similaires aux échalotes, MAIS leurs couches extérieures sont tellement épaisses et aiguisés qu’on ne doit pas et on ne peut pas les éplucher sans un couteau d’office, ce qui voulait dire que je finissais avec les doigts bien enflammés à chaque fois que je les trouvais sur mon plan de travail.

Et qui pourrait oublier les petites baies de foie gras ? Elles devaient être d’un certain poids pour ne pas être considérées comme ‘de la merde’, car si elles étaient trop petites elles rendaient l’assiette dégoûtante, et trop grandes elles faisaient exploser les pâtes au moment de la cuisson pendant le service. Je pense qu’il m’a fallut préparer entre 100 et 200 baies par jour… Plus tard, j’ ai appris que ces baies de fois gras étaient servies avec les girolles. Jusqu’aujourd’hui, lorsque je pense à ça, je ne peux pas m’empêcher de sourire.

Une interminable quantité de garniture aromatique pour les fonds de sauce et les bouillons trouvait son chemin vers ma planche à découper avec une certaine régularité : Des carottes, des échalotes, des oignons, du céleri… la totale. Il me fallait en préparer aux moins deux plateaux par jour et cela seulement pour le poissonnier. Et puisqu’on est déjà sur le sujet, il faut parler un peu des jours quand on cuisinait du crabes. J’en ai certainement de vifs souvenirs. D’abord, étant donné que l’odeur des crabes qui cuisent impregne les habits ainsi que la personne même pendant ce travail… je vous jure, mes chers lecteurs, il faut absolument adorer faire la cuisine avant de se mettre à la tâche. Ensuite, il faut très rapidement extraire la chair, pour éviter qu’elle se colle à nouveau aux carapaces une fois sortis du court-bouillon – sans compter la température à laquelle les crabes sortent de la marmite où ils ont été cuits, donnant aux cuisiniers l’occasion de développer une capacité pour manipuler des ingrédients à une haute température jamais vu ni même imaginé auparavant. Le labo poissonnier en devenait une chaîne de production qui demandait toutes les mains disponibles pour travailler sur presque une quarantaine de crabes, les éplucher pour récupérer toute la chair se cachant sous leurs carapaces dures et dans tous leurs coins. Pendant le service, nous, les stagiaires, étaient responsables de finir l’extraction de la chair avec de longs cures-dents.

Et oui, beaucoup d’ingrédients sont arrivés devant mon poste de travail, parmi eux, de la salade, des feuilles de brick et des colverts. Pourtant, le produit qui m’a excité le plus a été le jour où j’ai eu l’occasion de désosser une douzaine de palombes. Le Sous-Chef m’en a donné un plateau entier en me demandant si je savais comment faire. J’ai répondu oui, mais en fait, j’ai eu peur, puisque je n’avais jamais désossé un produit pareil avec un couteau de chef de 20 cm de longueur.  Très franchement, j’avais un peu peur, car je ne voulais pas ruiner le produit. Alors, j’ai demandé à Amélie, la seule fille dans la brigade qui n’étais ni une stagiaire ni une apprentie, comment faire. Elle m’a dit, entièrement confiante, «travaillez avec la pointe du couteau et ça marchera». J’ai mis 2 bonnes heures pour finir la tâche, mais à mon avis le travail a été bien fait. En tout les cas, je trouve qu’un désosseur plus petit marche mieux pour ce type de travail. C’est plus facile.

Comme je l’ai déjà dit, mes mains ont eu la chance de toucher et travailler avec pas mal de produits, et oui, j’ai appris pas mal de leçons qui m’ont fait réaliser pourquoi les assiettes dans ces restaurants ont un goût si différent. Tout commence avec la qualité des produits, sûrement, mais aussi avec la façon dont ils sont travaillés dès leur arrivée jusqu’au service à table, ce qui fait que les convives soient épatés à chaque fois.

Ce que tu dois savoir avant de travailler avec un vrai Chef !

Mon réveil a sonné. Je sauta du lit et pris ma douche. Je rangea mon studio et pris mon petit déjeuner, car moi, je pense que personne ne devrait commencer sa journée avec le ventre vide. Et comme quoi, je ne le ferais jamais. Alors, j’ai mangé… Une tartine avec ma confiture faite maison et un café suffirait. Heureusement, le bus 52 vers le Palais de l’Opéra fait un arrêt à deux pas de chez moi et me déposa à une cinquantaine de mètres de la porte du restaurant.

Je suis arrivée vers 7h50. L’entrée ainsi que la cour était complètement déserte. J’ai pensé être en retard, néanmoins, les portes de la cuisine et des vestiaires du personnel étaient encore fermés. Donc, j’ai attendu.

L’arrivé des autres n’a pas tardé. Le chef était le dernier. Il nous a dit bonjour un par un et a ouvert la porte. Nous sommes rentrés et la journée, ainsi que la semaine, a démarrée.

Le chef m’a fait travailler auprès de ceux responsables pour les entremets. Le chef de partie m’a donné ma première tâche. J’ai pensé qu’elle serait impossible à finir. Il m’a fallu éplucher une boîte de 5 kg de girolles. Alors, j’ai commencé à travailler. J’ai fait tout ce qu’il m’a été demandé que je fasse. Pourtant, la p#!%&ain de boîte de girolles semblait infinie, et même quand je pensais que je n’allais jamais finir, un coup de main des collègues a beaucoup aidé. Je crois qu’ils étaient simplement fatigués de me voir encore travailler sur les girolles…

Couper-ici, tailler-là, nettoyer et ranger… voilà ma journée pour les prochains jours. En tout cas, peu à peu, j’ai commencé à apprendre comment les choses devaient être faites. J’aime penser que j’étais en train de faire les choses comme il fallait, car j’ai eu l’occasion de travailler sur de différents produits, mais je suis aussi restée sur des tâches qui sont devenus une partie de mon quotidien.

Je ne devais pas interférer pendant le service, alors je continuais à travailler au fond de la cuisine avec mes petites tâches nécessaires pour le service du soir – que je ne couvrais pas. En tout cas, mon corps me rappelait chaque soir en rentrant chez moi, que je n’avais plus 20 ans, et que ce job n’était pas comme les autres. Je n’avais aucune idée à quel point ça serait physique. Ouff !

Je réalise mon rêve de travailler avec un vrai Chef !

Selon les instructions de ma Coordinatrice de Stage, je suis arrivée le lundi matin avec une copie de mon C.V. et de ma Convention de Stage, sur mon trente-un avec un look bien pro à la porte arrière de ce qui me semblait être un restaurant très imposant.

Je suis entrée par la cour et devina laquelle était la porte vers la cuisine. J’ai frappé et comme il n’y eut pas de réponse, l’ai discrètement ouverte et suis rentrée. Le sol était assez glissant, et je portais des escarpins, alors, j’ai fait très attention à ma façon de marcher. Un jeune homme m’a aperçu, et sans arrêter la préparation de sa plaque de pétales de tomates à être confites, il me demanda s’il pouvait m’aider. Je l’ai salué et demanda voir le chef. Sa réponse était tout à fait inattendue : le Chef n’était pas disponible. Je devais revenir dans une heure et demie.

Je décida d’aller m’asseoir au café à deux pas du restaurant, prendre mon livre du moment, que j’avais bien sur dans mon sac, et commander une tasse de thé. Ce n’était pas une matinée très froide, mais, j’en avais envie… peut-être pour me calmer un peu. Honnêtement, je ne suis pas arrivée à beaucoup lire, j’étais anxieuse et le temps passait très lentement.

Quelques minutes avant l’heure convenu, j’ai payé pour la tasse de thé, rangé mon livre, et remis mon imperméable. Je fis la petite promenade de 150 mètres vers le restaurant, et suis rentrée dans la cuisine qui était bien active, étant donné que la mise en place était au point de finir. J’ai dit bonjour, et demandé si le chef était de retour. Le jeune homme appela le chef avec une voix assez haute et lui dit qu’il y avait une dame qui voulait lui voir.

En prenant ma tasse de thé devant ma lecture matinale

J’ai e´té alors invité au petit bureau qui faisait peut êtr 1.5 m2, à mon avis… mais vous savez, je suis assez nulle pour le mésures en terme d’éspaces. Il m’a demandé ce que je voulais pour m’écouter atténtivement. Puis, il a démandé pour l’horaire que je préferais travailler et si j’avais mon contrat avec moi, ainsi que la date à laquelle je voulais commencer. Le tout, on l’a discuté en 3 minutes environ, même moins qu’un appel téléphonique. 

On a signé le contrat, tout les deux et il a dit le jeune homme que je commençais demain. Lorsqu’il a répondu firmement avec un «oui, chef», il a été présenté comme le Second du Chef. 

On a dit nos au revoirs et le chef m’a rappelé «on se voit demain à 8h00 pile, madame». Évidemment, je lui ai répondu aussi firmement avec mon «oui, chef» et je suis partie.

J’étais hyper éxcitée. Je faisais partie d’une brigade avec 2 étoiles au Guide Michelin. Oui, j’étais seulement la stagiaire, mais, c’était un rêve d’enfant que je n’avais jamais imaginé deviendrait réalité. Qu’est-ce qui m’attendrais ? Je devais attendre encore un peu plus pour le savoir.

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