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apprentissage – La Gourmandista

Cooking in progress...

Etiqueta: apprentissage

Talent Developer : Le lien École-Industrie dont Vous avez Toujours Rêvé… à Paris

Les recruteurs dans les départements de Ressources Humaines de tous les secteurs d’activité à travers le monde se plaignent fréquemment que les programmes scolaires ne correspondent pas toujours aux exigences du monde du travail et des secteurs. Pour Talent Developer, agence au service de l’évolution professionnelle des étudiants qui souhaitent intégrer le monde du travail, échanger avec les services RH est la clé de la réussite professionnelle des jeunes diplômés dans leur première expérience professionnelle, qui en l’occurrence, est souvent en dehors de leur pays d’origine.

Estrella Maillet, Fondatrice, et Philippine Freiman, Directrice des Opérations du cabinet, font une visioconférence avec moi depuis Paris, pour m’expliquer ce qu’est Talent Developer et comment elles servent les industries de la gastronomie et de l’hôtellerie de luxe, principalement. À elles deux, elles cumulent plus de 35 ans d’expérience dans le métier et notamment dans l’accompagnement des étudiants pour faire le lien entre l’enseignement en classe et leur premier emploi. Elles assurent que la clé du succès de leur offre, ainsi que celle des apprentis qui viennent fréquemment demander leur accompagnement pour trouver non seulement un stage, mais surtout le plus adapté pour réussir et se tailler un avenir prometteur dans le monde exigeant du luxe, réside dans le type d’accompagnement qu’elles proposent.

Qu’est-ce que Talent Developer ?

Talent Developer est la première agence de coaching et de placement en entreprise tant pour les stages que pour les pratiques professionnelles dans tous les domaines de la gastronomie, de la restauration et de l’hôtellerie en France, et plus précisément à Paris.

Y a-t-il une autre agence comme Talent Developer dans le monde ?

Nous avons de la concurrence dans le monde, mais ce ne sont pas des agences spécialisées dans notre domaine, c’est-à-dire pour aider les étudiants à acquérir des compétences professionnelles. L’objectif que nous voyons chez les autres est plus aligné avec l’étudiant souhaitant vivre une expérience de travail à l’étranger qui peut ou non être liée à ses études.

En quoi Talent Developer est-elle alors différente du reste de la concurrence ?

Ce qui nous différencie de la concurrence, c’est que nous plaçons les talents là où nous sommes sûrs qu’ils acquerront les compétences professionnelles dont ils ont besoin pour l’industrie dans laquelle ils souhaitent développer leur carrière.

Ce n’est pas un secret que la gastronomie en France est une référence, mais faire un stage ou un apprentissage est-il utile pour les étrangers ?

Oui, avoir une expérience professionnelle dans le domaine de la gastronomie ou de l’hôtellerie en France, grâce au fait qu’il existe un niveau d’excellence particulier et bien connu dans le monde, permet aux jeunes diplômés de devenir assez professionnels, même lorsque les séjours sont de courte durée, car ils apprennent et emportent ce savoir-faire dans leur pays ou même dans d’autres pays et l’industrie l’apprécie. Ils reconnaissent le travail d’excellence à la française.

Quelle est la particularité de votre travail pour que les candidats réussissent ces premières expériences professionnelles ?

Les métiers autour de la gastronomie sont des métiers de passion. Il est impératif que le jeune diplômé retrouve encore plus de passion pour s’épanouir dans son nouveau métier, développer au maximum ses compétences et ainsi parvenir à vivre de sa passion. Notre mission est de trouver à la fois la bonne entreprise et le bon tuteur pour chaque apprenti.

C’est terrible quand on retrouve les étudiants après un certain temps et qu’ils nous disent ont quitté la profession parce que leurs expériences étaient mauvaises.

Estrella, comment vous est venue l’idée de créer une agence comme Talent Developer ?

Philippine et moi travaillions ensemble à l’Institut Le Cordon Bleu Paris. J’étais la coordinatrice du programme de Bachelor. En fait, j’ai crée le programme. Philippine était la responsable des stages pour les étudiants et s’occupait des anciens élèves (alumni). L’idée, à l’époque, était de rendre visite aux tuteurs pour assurer le suivi. À notre grande surprise, un tuteur a couvert notre élève avec ses compliments. Ce n’était pas le meilleur de la classe, mais, c’était le plus adapté à l’entreprise et vice versa. Le tuteur n’arrêtait pas de féliciter son stagiaire en disant qu’il était le meilleur qu’il ait jamais eu dans sa vie. Malheureusement, faire ce type de stage n’est pas toujours possible pour différentes raisons, aussi bien scolaires que professionnelles dans le milieu des écoles hôtelières et gastronomiques. Cependant, à ce moment-là, on a compris très clairement que personnaliser et analyser au cas par cas garantissait la réussite comme la croissance pour tous, mais particulièrement ces des étudiants.

Les étudiants doivent-ils avoir certaines caractéristiques pour obtenir des postes de stagiaires ou d’apprentis ?

Non. Notre travail consiste à lutter contre les stéréotypes d’âge, de nationalité, tout le linéaire. Nous aimons travailler avec l’ouverture d’esprit qu’apportent les étudiants étrangers. Heureusement, la restauration comme l’hôtellerie sont aujourd’hui extrêmement polyvalentes et nous permettent de trouver des places pour tous les styles.

Gastronomie, sommelierie, hôtellerie, mais quels autres métiers ou professions peuvent décrocher des stages ou des apprentissages grâce à Talent Developer ?

La plupart de nos étudiants appartiennent certainement aux carrières de la gastronomie et de l’hôtellerie. En réalité, n’importe quelle poste que nous trouvons dans le secteur peut répresenter une opportunité pour un stage. Ainsi, on trouve des postes pour la finance, le marketing, la communication, la vente, les ressources humaines, et bien évidemment, tous les profils hôteliers.

Quels sont les stages proposés ? Sont-ils rémunérés, à court terme ?

En France, tu le sais bien, les stages ont une durée minimum de 2 mois et un maximum de 6 mois pour chaque année d’enseignement. Nous obéissons à cette loi, quelle que soit l’origine de l’étudiant.

Bien entendu, notre conseil est que le stage soit idéalement de 4 à 6 mois. Pour comprendre, apprendre et développer les compétences nécessaires, les tuteurs et surtout les stagiaires ont besoin de temps. Bien sûr, parfois les étudiants ne peuvent pas rester autant de mois et alors, on travaille pour obtenir des stages courts. Cependant, les entreprises privilégient les stages de 6 mois. La loi les oblige à rémunérer les stagiaires lorsque le contrat dépasse 2 mois et les entreprises ne veulent pas un stagiaire de 3 mois qui doit percevoir une gratification mais qui n’aura pas l’opportunité d’apprendre et de se développer suffisamment pour qu’il puisse évoluer et assumer des responsabilités.

Toutes les options que vous proposez sont-elles à Paris ?

La plupart de notre réseau est en région parisienne et comme nous sommes en centre-ville, nous pouvons rendre visite et rester en contact permanent avec les stagiaires ainsi que les employeurs. En tout cas, Estrella travaille tout le temps pour faire développer les accords dans la région comme en province afin qu’il existe des options qui incluent également l’hébergement gratuit pour nos étudiants. Ce n’est un secret pour personne que Paris est une ville chère et la rémunération de 600 euros par mois n’est pas suffisante pour un appartement dans la capitale.

Quel est l’investissement que les étudiants doivent faire pour les services de soutien de Talent Developer ?

Venir à Paris pour avoir une expérience professionnelle attire à tout le monde. C’est précisément pour cette raison que nous travaillons avec nos partenaires afin que chacun puisse venir. Nous savons que l’investissement est important.

En ce qui concerne nos services, nous avons des forfaits pour les étudiants étrangers à partir de 900 euros. Ce forfait comprend un entretien à distance gratuit pour présenter l’offre. Si l’étudiant accepte, il aura notre accompagnement personnel pendant 10 heures même avec accès au numéro de téléphone d’une personne de l’équipe à sa disposition à tout moment s’il en a besoin. Nous l’accompagnons avant, pendant et après leur expérience avec différentes procédures, ainsi que des entretiens de suivi ainsi qu’à la fin du stage.

De plus, nous avons créé des forfaits qui fournissent d’autres services à ceux qui en ont besoin. Par exemple, pour ceux qui ont besoin d’améliorer leur niveau de français, nous avons un partenariat avec l’Alliance française. On leur propose un programme d’immersion de langue et culture pendant deux semaines intensives. De même, nous avons une option pour ceux qui ont besoin d’aide pour trouver un logement ou pour ouvrir un compte bancaire auprès de nos partenaires commerciaux. Il s’agit en fait d’un accompagnement personnel aux étudiants afin qu’ils vivent une expérience unique et positive, en espérant que quiconque le souhaite puisse se le permettre sans oublier que le budget pour vivre actuellement dans la capitale française est d’environ 1500 euros par mois. Encore une fois, si ce chiffre est inatteignable, nous faisons notre mieux pour soutenir les étudiants et les aider à trouver quelque chose de pratique et réalisable.

Comment peut-on vous contacter ?

C’est très facile. On a une application à télécharger sur https://app.talent-developer.com/. Là, vous devez créer un compte et le profil du candidat. Nous avons besoin des coordonnées de la personne et de connaître un peu son projet professionnel et personnel. Par email, ils recevront un lien pour demander un rendez-vous pour un entretien. Nos agendas sont partagés sur le site. Alors, le candidat trouvera le créneau qui lui convient, ainsi que la langue dans laquelle il préfère l’entretien (français, anglais ou espagnol -sont les langues que nous pouvons offrir pour le moment). À partir de là, nous faisons l’entretien et évaluons si nous pouvons ou non aider la personne et son projet. Nous ne pouvons pas supposer avoir des options pour tous, mais on essaye d’apporter des réponses à chacun.

Les bureaux de Talent Developer sont situés au 36, rue du Mont Thabor, 75001, Paris et leur adresse email pour se mettre en contact avec Estrella, Philippine et leur team est contact@talent-developer.com

Un cadeau des Dieux : le Chocolat

Il me semble vraiment difficile comprendre la vie sans chocolat; quasiment tout le monde l’aime. Moi, je l’adore. Entre plus amer, c’est mieux !

À l’âge de 15 ans, j’ai appris à le tempérer et à le cristalliser d’une façon artisanale, mais au fait, je savais très peu sur comment il fallait travailler le cacao, car pour moi, faire les carrés de chocolat n’était qu’un jeu, au moins, je le voyais comme un jeu.

Cette fois-ci, j’ai reçu des fèves de cacao lesquels j’ai fait toaster pour les broyer à la main avec l’aide d’outil pré-hispanique nommé metate, du feu, et de la friction exercé avec la main du metate ou metlapil. Des heures de travail ainsi qu’une quantité d’énergie incalculable jusqu’à l’épuisement physique rassemblé à la magie du savoir ancestrale qui m’a été partagé par mes professeurs en cuisine pour m’aider à convertir ces fèves de cacao en chocolat.

Aujourd’hui je fais ‘stop’ et réfléchis un instant sur notre histoire; celle du chocolat et celle à moi, et je n’ai qu’une conclusion : Aujourd’hui, M. Le Chocolat, je beaucoup plus de respect pour vous.

Amélie, un exemple inspirant

Non. Je ne parle pas de l’actrice Audrey Tatou et son film très populaire Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain qui date de 2001. Il s’agit plutôt de la jeune dame dont j’ai parlé dans mon dernier texte qui, à distance, m’a appris beaucoup plus qu’elle imagine, sans doute.

Le jour je suis arrivée pour travailler en tant que stagiaire dans une cuisine professionnel, mes yeux furent étonnés, car que je voulais apprendre autant que possible de tout ce qui se passait là. Je voulais être attentive et alerte afin d’observer et comprendre la dynamique d’un tel endroit.

Tout d’abord, il était évident que nous les filles étions beaucoup moins nombreuses que les garçons dans tous les postes du restaurant… dans la cuisine, au salon, partout. Je crois que le seul endroit où il y avait plus de femmes que d’hommes était au laboratoire de pâtisserie. Mais je vais me concentrer sur la cuisine, puisque c’est là où j’ai passé mon temps et fait tous mes efforts.

Au total, sans me compter, il n’y en avait que trois, TROIS ! La brigade était composée d’environ une quinzaine des personnes, mais seulement trois parmi eux étaient des filles quand j’y ai travaillée. La première était une commise au garde manger, la deuxième était une apprentie responsable des amuse-bouches, et la troisième travaillait à l’origine auprès du poissonnier, mais après quelques jours elle a changé de poste pour être avec le Sous-Chef. Elle préparait les viandes pendant la mise en place, mais était responsable de la distribution de toutes les protéines pendant le service, ainsi que certaines tâches spécifiques pour autres préparations.

Son prénom : Amélie. Une toute petite dame qui avait probablement 30 ans, pas plus. Tout comme moi, elle a fait une reconversion professionnelle pour devenir cuisinière. Avocate avec un Master et qui travaillait pour l’État, selon nos conversations, mais elle n’aimait pas le travail qu’elle faisait dès le début. Donc, elle a décidé de changer de métier. Elle a recommencé en prenant le chemin de l’école à nouveau, mais cette fois, l’école d’arts culinaires. Elle a suivi ses cours et passé ses examens comme tout autre étudiant, malgré le fait que pour le système français elle avait un certain temps de retard, puisque certains cuisiniers commencent leurs apprentissages dès l’âge de 15 ans. Ayant plus de 20 ans… c’était bien tard, effectivement. Quoiqu’il en soit, elle a pris le défi.

À travers d’elle, j’appris qu’être une fille dans une cuisine professionnel, voire étoilé, est bien plus difficile à ce qu’on oserait s’attendre. Le travail est hyper physique, et parmi ses tâches journalières, elle devait distribuer l’économat… donc monter les escaliers avec un certain poids faisait partie de la routine. Mais, il ne faut pas paniquer, il ne s’agissait pas d’abus, c’était une tâche tout à fait normale dans un restaurant et quelqu’un devait s’en occuper. Malheureusement, avait été la grande gagnante du lotto.

Puis, on doit aussi penser qu’il faut avoir des interactions avec les membres d’une brigade plutôt masculine. Ma perception est que dans pas mal de cuisines professionnelles en France, les femmes ne sont pas toujours perçues comme étant des travailleurs sérieuses, donc, être jugé comme étant dudit ‘sexe débile’ peut être plus commun qu’on le pense. Et oui, pour qu’elle soit vu et aperçue comme une cuisinière sérieuse et travailleuse, elle devait montrer qu’il n’y a aucun os ‘débile’ dans son corps, malgré les commentaires qui furent souvent fait.

Je me rappelle lui avoir dit une fois «Je pense que tu es une femme très forte, Amélie». Sa réponse était humble: “Pas toujours.”. En tout cas, je pense qu’elle a une force impressionnante, et j’espère la voir un jour à la tête de sa propre cuisine. Pour moi, ce serait un grand plaisir d’aller manger chez Elle.

Inspirée de la Grande Tradition Culinaire Française, parlons de “La Grande Table”

Parler d’une “Grande Table” française, est parler d’un endroit spectaculaire dans tout le sens du terme. Ça implique que dès le moment qu’on rentre dans la salle du restaurant, notre expérience sera unique et irremplaçable, puisque même quand on visite le même restaurant une deuxième fois, il y a une énorme probabilité qu’il y ait au moins eu un changement du menu.

Alors, quand j’ai compris de quoi ces restaurants consistaient, par dessus un dîner de luxe et avec plein des mets exquis qui viennent des coins les plus exclusifs du monde, je savais que c’était dans un tel endroit où je voulais faire mon stage d’apprentie cuisinière, car je désirait voir de moi même si les sourires, le calme et les courtoisies bien abondants en salle régnaient encore devant le brûlant piano à l’heure du service. C’est à dire que je voulais savoir tout ce qui se passe ‘derrière le rideau’.

Fréquemment les gens m’ont dit que, si je voulais apprendre autant que possible, il serait mieux que je demande mon stage dans un petit restaurant où ils auraient besoin de ma main d’œuvre, mais je n’ai pas changé d’avis. Dans ma liste de souhaits on ne trouvait que des endroits mythiques de la capitale. Il y avait même quelques-uns qui ont plus de 100 ans d’histoire. Mon argument était l’intérêt que j’ai toujours porté pour une cuisine exceptionnelle, où ils préparent ces plats qui coupent le souffle et qui font rêver les convives aux yeux ouverts, et que c’étaient ces cuisines que j’avais envie de découvrir. Je ne suis pas sûre si j’ai convaincu la coordinatrice des stages, ou si elle s’est simplement avouée vaincue et m’a proposé quelques restaurants pour que je me renseigne.

Ainsi, j’ai dû faire un peu de recherche et sélectionner un de ces endroits nommés comme ‘maison d’exception’ grâce à ses riches traditions, technicités et distinctions reçus… Mais en réalité je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait.

D’Ensenada jusqu’à Mérida et même jusqu’à París: Ven a Comer (Venez-y manger !)

Mes camarades de classe et moi, nous nous sommes investis dans l’apprentissage de la cuisson de la viande saignante, et la différence des pommes Pont Neuf et Anna, qui sont vraiment différents tous les deux, même quand il ne s’agit que des patates. Ainsi, quand l’administration de l’école est allée vers les étudiants en cherchant des bénévoles pour parler des piments habaneros ou pasilla, comme du recado negro, il ne faut pas dire comment j’ai sursauté pour aller donner un coup de main. Sûrement j’apprendrais quelque chose sans ajouter la chance de connaître et travailler avec quelques cuisiniers d’un certain niveau de mon pays.

Deux jours avec des masterclasses pendant l’après-midi, mais pendant lesquels il fallait arriver à l’aube pour faire les préparations pour un petit service. On attendait une centaine des personnes et on avait quelques heures seulement pour être prêts. Le rendez-vous n’était pas au restaurant, mais dans une galérie très bien adaptée pour travailler en sous-sol et un plateau comme à la télévision au rez-de-chaussée pour faire la démonstration. La ville était en train de se réveiller; à peine 7h30 du matin. Le Mexique, il dormait déjà; un peu après minuit.

La démo du Chef González Beristáin

Moi, je serais responsable de donner un coup de main avec quoi qu’il serait nécessaire. Soit éplucher les carottes, quadriller les magrets de canard, ainsi que servir comme lien de communication entre les organisateurs francophones et les cuisiniers hispanophones. Jusqu’à là, pas de problème. J’avais déjà beaucoup appris et le spéctacle n’avais pas encore commencé.

La team du premier chef arriva. Lui, un grand : Guillermo González Beristáin accompagné de ses seconds de cuisine. Son restaurant : Pangea, à Monterrey, juste là où on trouve le Cerro de la Silla. La mission : Un magret de canard accompagné d’une sauce au foie gras et un mole rouge, une purée des carottes en escabèche et des petits dès en gelatin d’oignon rouge aussi en escabèche.

L’horloge marquait 15h00. On avait déjà pris le déjeuner et fait une pause. L’heure du cours arriva. Pendant ce temps-là, la deuxième team entra en cuisine. Le chef, même quand je ne lui connaissait pas, j’étais bien curieuse pour lui écouter. Son nom : Ángel Vázquez. Lui, il est allé aussi avec sa seconde de cuisine, mais cette fois-ci, il s’agissait de sa femme. Son restaurant : Intro, à Puebla, la ville que selon moi, est la ville la plus importante sur l’histoire gastronomique du Mexique. La mission : Une tortilla toasté avec un ceviche de crevettes sèches. Mais je ne travaillerais avec eux, je les verrais assis au milieu du public, et j’étais bien curieuse !

Les Chefs et Moi : Guillermo González Beristáin, Diego Hernández Baquedano, Franck Poupard, et Ángel Vázquez

 Les gens commencèrent à arriver et s’installèrent devant la scène. Nous étions au courant que les conférences seraient streamé par Livestream… Émouvant ! Mais tout d’un coup on a vu les lampes, les micros et une énorme quantité de files qui nous ont fait conscient qu’on était en live partout dans le monde.

La présentation commença pile à l’heure. Quelques uns des mes professeurs, comme des camarades de classe et amis sont allés et je les ai apperçue au public. Pour moi, c’était la joie et l’orgueil mexicain. J’avais la chance de les montrer un peu de tout ça que ma terre aztèque a pour les offrir. Le chef a fait sa présentation et moi, j’ai participé un peu pour dresser les plats à côté de lui. Franchement, tout me tremblait, je transpirais de partout, même les oreilles, mais écoutez-moi un peu, il y avait autant des caméras et des lampes qui brillait comme le soleil. Je me suis donc concentrée pour faire ma tâche vite et bien fait. En plus, c’était ma première fois que cette apprentie débutante avait l’occasion de travailler main dans la main avec des professionnels de très grande taille. Heureusement, tout fut comme prévu, comme planifié. Puis, la deuxième partie de la conférence fut beaucoup plus agréable pour moi. Je n’avais plus le stress, et donc j’ai pu profiter de la préparation du chef et goûter ce qu’il prépara pour son public. Après, j’ai eu l’occasion de dire ‘bonjour’ aux copains qui sont allés.

Pendant la deuxième journée nous avons commencé à nouveau comme les poules, à l’aube. Mais cette fois, le voyage serait en quelque soupirs de la côte nord-ouest dans la zone viticole de la Vallée de Guadalupe en Basse Californie jusqu’au sud-est à la ville de Mérida, là ou les gens racontent des blagues qui sont nommées des ‘bombes’. Moi, j’ai dû travailler avec Diego Hernández Baquedano venant du restaurant Corazón de Tierra à Ensenada. J’ai vu un documentaire sur la cuisine de Diego ça ne fait pas trop, mais franchement, je ne connaissais pas sa cuisine. En tout cas, Corazon de Tierra faisait déjà parti de ma liste des restaurants à ne pas manquer, si possible, bientôt. Lui, il est aussi venu avec sa seconde de cuisine et eux ils avaient planifié un tamal, mais je vous jure qu’il s’agissait d’un tamal que moi, je n’avais jamais connu. Délicieux ! Nommé tamal filtré de céleri au canard et en mole rouge. En plus, la dégustation fut dressé en verrine; très moderne, la classe ! Et moi que innocentement croyais que je n’allais beaucoup découvrir… une très agréable surprise voir que la gastronomie de mon pays avait autant de nouvelles propositions gastronomiques.

En dernier, mais pas moins important, la scène fut prise par Roberto Solís. Lui, il est venu de la péninsule opposé au sud-est du pays avec son taco de recado noir. Il m’a fallu que le lire pour saliver. Et j’avais bien raison. Son restaurant s’appelle Néctar. Très honnêtement pour moi c’était la première fois que j’entendais de lui et de son restaurant, mais la dernière fois que je suis allée à la belle ville de Mérida fut dans les années 90… ouff ! Il faut que j’aille pour découvrir ce qu’ils sont en train d’y faire.

Un alebrije posé sur la pelouse du Parc de La VilletteL’événement a fini bien vite. Moi, je me sentais comme si un camion m’aurait écrasé, puisque j’avais travaillé pendant 18 ou 20 heures en 2 jours. Crevé, épuisé, mais très contente. Le week-end, nous sommes allés sans stress et plus relaxés avec les amis pour goûter les tacos que les chefs serviraient dans leur food trucks dans le très populaire Parc de La Villette. Le top, évidemment fut qu’on a pu partager à table avec eux, ainsi qu’une bière en plein été parisien. Autant pour apprendre d’eux et vraiment fière de montrer à mes potes de partout dans le monde les richesses de chez moi. Je continue à remercier pour avoir pu faire parti de l’événement, mais aussi je continue à découvrir ce nouvel univers que même quand je sais il a un limite, pour le moment, moi, je le trouve tout à fait infini.

La France et le Goûter : une véritable histoire d’amour

Dans mon pays, les enfants mange un ‘lunch’ à l’école mi-matinée et arrivent chez eux pour manger le déjeuner vers 15h00. Aux USA ce ‘lunch’ est le déjeuner et ils le mangent vers midi, juste comme en France. Donc, les petits s’assoient à table à la cantine de l’école régulièrement. Cependant, comme l’école finit vers 16h00, voir 16h30 au pays de Napoléon et évidemment, si nous avons mangé à midi, on a faim, non ?

Donc, quand les enfants entend la sonnerie, les petits analysent minutieusement le contenus de leur boîtes à goûter. Là, très fréquemment ils trouveront un petit gâteau, une compote de fruits, une bouteille d’eau ou une brique de jus de fruits. S’ils ont de la chance, ils peuvent trouver des bonbons, mais ça ce n’est pas un truc de tous les jours. En tout cas, s’il fait beau, les sacres friandises sont prises dans le parc pendant que tout le monde joue et courre partout coin du parc.

Mais avec l’âge et le travail, les adultes arrêtent la consommations des ses collations, néanmoins, je viens de lire quelque part que le goûter n’est pas exclusif aux enfants, et étant donné que nous sommes des gourmands à la maison, nous aussi prenons la chance pour manger des petits gâteaux ou des madeleines pour comme friandises pendant l’après-midi. Et encore, nous commençons à appeler ce ‘snack’ comme nos plus jeunes amis français. Franchement, pourquoi devrait-on se priver d’un palmier ou d’un pain au chocolat quand on a la dalle ? Un petit morceau ne fasse mal à personne.

Qui n’aime pas une bonne crêpe au Nutella avec des morceaux de banane ?

Est-il possible de faire son pain maison ?

Le pain, comme la plupart des aliments décrivent d’une façon ou d’une autre comment les gens ont un lien avec lui selon leur culture. Par exemple, au Mexique, la plupart des gens mangeraient des tortillas. Ces galettes qui ressemblent aux crêpes, mais qui sont fait à la farine de maïs. Au nord du pays, ces tortillas seraient en blé, mais au centre ou dans le sud, elles seraient de maïs blanc (comme le choclo). Parfois, on les trouverait en maïs bleu ou encore avec des piments comme le chipotle ou le poblano, ou bien avec une mélange de maïs et du cactus; une version assez populaire parmi les dames, puisque les calories sont moins comme ça. Mais on parlait de pain… Alors, en France, comme dans le reste de l’Europe, le pain est ce qui accompagne le repas. Il est principalement blanc, mais complet ou bio dans les boulangeries les plus BCBG de la Ville Lumière sont aussi disponibles.

En arrivant en ville, nous n’étions pas des grands fans de la Baguette Tradition à cause de sa texture. Peu à peu, nous nous sommes habitués, ainsi qu’on a appris à aimer son goût et ses textures. Aussi, nous avons trouvé où acheter du bon pain. Une des raisons pour choisir cette expérience culinaire fut mon intention de trouver le secret du bon pain français. Cependant, et malheureusement, celui-ci, n’est pas un cours que j’aurais pour le moment. Ça viendra, mais il va falloir attendre un petit peu. En tout cas, comme il y avait une autre camarade de classe qui avait le même sentiment ‘d’urgence’, si je peux me permettre utiliser le terme, que moi, et donc, nous avons parlé à un autre camarade en bon copain qui est déjà passé par le parcours de la pâtisserie s’il pouvait et voudrait nous montrer comment travailler la pâte.

Plein de joie, il a été d’accord avec nous. Il fallait seulement avoir la bonne recette pour éviter des erreurs en prenant les ingrédients. Le pain demande de la levure, mais la quantité doit être exacte. On l’a eu. Maintenant, il fallait mélanger, la travailler et la sécher.

Mon Dieu ! C’était comme un petit morceau du ciel. Nous avons préparé une quantité affreux de pain. Quelques pièces étaient des baguettes, d’autres du pain de mie. Nous avons tartiné avec du beurre au moment que le pain est sorti du four. Un festin de pain. Nous avons décidé de nous forcer à arrêter de le manger. Nous avons saupoudré quelques pièces avec du zaathar, des autre avec des céréales ou rien. Mais en vraie, tous nos pains étaient hyper bons.

Franchement, ma relation avec le pain a changé pour de bon, comme avec toute la nourriture. Et je sais que je dois travailler sur ma brioche… elle n’est pas parfaite, mais je continuerais à m’entrainer. Question d’honneur.

Maintenant, je sais que lorsque je quitte la France, un morceau de l’Héxagone habitera chez nous grâce à son pain, à son pain fait maison. Vous en voulez ?

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